Une année qui nous rappelle combien la viticulture est un métier intimement lié à la nature !

 

Un rendement historiquement bas dû à un printemps froid et pluvieux, notamment sur la fleur fin juin (semaine de Vinexpo), qui a entrainé coulure et millerandage, surtout  sur nos vieux merlots. Mais fort heureusement, la propriété a échappé aux forts orages de grêle qui ont ravagé la région.  L’été plutôt chaud a permis aux raisins de rattraper une partie du retard et de gagner en arômes et en concentration. Un temps chaud et humide en septembre, suivi d’une période plus sèche après le 23/09, nous ont permis d’attendre le 07/10 pour commencer à  vendanger les merlots ;  les cabernets ont pu attendre jusqu’au 17/10/13,  des vendanges très tardives !  On a constaté un retour des degrés des années 1970-1980  entre 12°5 et 12°9 sur les merlots ce qui est très bien, et des Cabernets autour de 12°, que nous avons préféré chaptaliser très légèrement pour remonter d’un demi-degré pour améliorer le gout final du vin (l’autorisation départementale du Préfet était de 1.5%/alc).

 

Etat sanitaire sain, pas de pourriture.  De la couleur, un peu plus d’acidité, moins de macération, fut la recommandation des œnologues conseils  du laboratoire de Michel Rolland.   Fermentations alcooliques plus rapides, vinification plus vite faite et plus facile qu’en année chaude avec des mouts chargés en sucre, orientée sur le respect du fruit, avec moins d’extraction.

Petite récolte ne signifie pas mauvaise cuvée, loin s’en faut.

Les techniques modernes ont permis de faire un vin attractif, souple,  bien fait, plus léger, à boire jeune dans les 5 ans, en un mot bien de chez nous : Gouleyant !

 

J’ai choisi de faire une très forte sélection en quantité à hauteur de 50% pour le volume final de 1er vin mis en bouteilles au Château afin de vous offrir un vin de qualité que vous reconnaissez.

L’assemblage final est à 80% merlot, 10% cabernet franc et 10% cabernet sauvignon.

 

Millésime élaboré dans l’adversité, au courage, qui est une preuve supplémentaire de ce que l’on sait faire au Château Montaiguillon quelle que soit l’autorité de Dame Nature !

 

Gaston Théberge à dit en Mai 2016 : 

« Petits fruits noirs aux notes minérales, bouche lisse d’une soie fine sur du tanin tout aussi fin qui s’étend en une chair tendre abondante et fraîche. Belle réussite dans un millésime difficile, qu’on boira dés maintenant sur du veau, sur de la volaille. Bravo ! »

2013